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Légende de Güen l’Hermine Bretonne

dimanche 19 février 2012

C’était il y a bien longtemps, le vaillant Conan MERIADEC découvrit au milieu de la lande une hermine blessée. Le bon Conan l’a pris entre ses mains et la petite hermine que l’on appela Güen, devint la mascotte de tous. Mais un jour Güen disparut.

C’est alors qu’un jour de grande bataille, les armoricains contre les romains, ceux-ci ayant l’avantage, Güen réapparut. Afin qu’elle ne soit pas blessée, les armoricains firent volte-face et gagnèrent la bataille. Pourtant Güen fut touchée à mort. Elle eut de somptueuses funérailles. Les hommes firent broder d’hermine leurs étendards et leurs manteaux.

C’est ainsi que l’hermine devint le symbole de la Bretagne et qu’elle figure en bonne place sur le GWEN HA DU, notre drapeau breton constitué de : 5 bandes noires représentant les évêchés de Haute Bretagne de langue gallèse : NANTES, RENNES, DOL de BRETAGNE, St MALO, St BRIEUC, et de 4 bandes blanches de Basse Bretagne de langue bretonne que sont le TREGOR, le LEON, la CORNOUAILLE et le VANNETAIS.

La légende dit que sur la tombe de Güen on dressa un menhir. Peut-être le fabuleux géant de pierre de MEN ERH’ ROECK couché dans les landes de LOCMARIAKER.
Témoins de notre culture, dans le Morbihan, les onze alignements de Carnac comprennent plusieurs milliers de pierres. La tradition prétend qu’il s’agit d’une armée de païens que St Cornélie fit transformer en pierre.

Dans le canton de Carhaix, à Spézet, le dolmen de Kerbasquet est un séjour expiatoire de ceux qui furent responsables des crimes des premiers envahisseurs qui ont occupé le pays.
Sur deux faces du menhir de PLOUAZEL existe une bosse ronde. Les nouveaux mariés se rendent à pied et se frottent le ventre nu contre l’une de ses bosses. L’homme prétend ainsi n’avoir que des enfants mâles, tandis que la femme prétend être la maîtresse du logis à part entière.

Joignant la Baie de St Brieuc au Nord, à l’embouchure de la Vilaine au sud, s’étend la Bretagne Médiane qui comprend le PAYS de PENTHIEVRE, de DOL de BRETAGNE, de GUERANDE et de l’OUEST du PAYS de VANNES. C’est une zone tampon qui sépare la Basse Bretagne où le parler est breton de la Haute Bretagne où dominait le parler « gallo ». Près de JUGON dans le Penthièvre existe un menhir qui dit-on descend la nuit de Noël boire dans la rivière. Le menhir de la BOUEXIERE à LiFFRE près de Rennes descend lui aussi la nuit de Noël, à minuit sonnant, pour aller boire dans la rivière et revient à sa place depuis près de deux mille ans.

La légende dit que sous chaque pierre levée se cache un trésor, que chaque pierre préhistorique passe pour être habitée ou fréquentée par des êtres surnaturels. Elle est la Maison des FOLLETS à St Gravé, celle des POULPIQUETS, la Maison DES KORRIGANS, la ROCHE du DIABLE à Pluherlin, le FAUTEUIL du DIABLE à Pleucadeuc, ou la maison des ogres qui ne sortent que les nuits de lune. Mais parlons bas, il faut éviter de les indisposer !

Le Tumulus de DISSIGNAC à St Nazaire ne nous fait pas oublier que la Loire-Atlantique figure en bonne place sur notre drapeau breton, dans ce pays de marais salants à l’Ouest de Guérande où la langue bretonne se mélangeait à la langue gallèse.

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